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Jeunesse et vie étudiante
La Roche-sur-Yon, ville étudiante
En 2025-2026, 8 800 étudiantes et étudiants, dont 3 300 en alternance, ont choisi de s’installer à La Roche-sur-Yon. Leur nombre a augmenté de 65 % depuis 2014.
« La Roche-sur-Yon est aujourd’hui le 4e pôle régional après Nantes, Angers, Le Mans et devant Saint-Nazaire, ce que l’on sait trop peu, indique Françoise Raynaud, adjointe déléguée à l’économie sociale et solidaire, à l’emploi et à l’insertion. Cette montée en puissance n’est pas le fruit du hasard. Elle s’appuie sur une offre de plus de 180 formations, du bac au bac +8, réparties dans 28 établissements d’enseignement supérieur publics et privés. Des grandes écoles, des instituts techniques, des structures d’alternance, des antennes universitaires, tous reconnus pour la qualité de leurs enseignements et leurs liens avec le tissu économique local. Une cartographie dense qui n’existait pas à cette échelle il y a dix ans. »
Développer des cycles complets
Le Schéma local de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, mis en place depuis 2014 par l’Agglomération aux côtés des 28 établissements d’enseignement, permet de piloter et d’orienter le développement des formations et de la recherche. « Il y a aujourd’hui une demande très forte des entreprises pour la formation des managers intermédiaires dont elles ont besoin. Dans les groupes de travail qui réunissent les réseaux économiques, les établissements d’enseignement supérieur et les collectivités locales, elles nous disent leur souhait de voir apparaître sur l’agglomération des cycles complets jusqu’au Master (bac +5) » précise Françoise Raynaud.
Partout en France, les parcours en trois ou quatre ans sont devenus la nouvelle norme du système LMD (Licence-Master-Doctorat). « Les familles s’y projettent, les entreprises s’y adaptent. Les territoires qui n’accompagnent pas ce mouvement s’exposent à voir partir leurs jeunes », poursuit Françoise Raynaud. À La Roche-sur-Yon, la tendance est déjà visible : le Bachelor universitaire de technologie (BUT) de l’IUT a reçu 2 000 candidatures pour 674 places. Un rapport qui illustre la demande, mais aussi l’attractivité du site.
La volonté de La Roche-sur-Yon est d’attirer de nouveaux établissements capables de structurer des parcours plus longs, mieux articulés, mieux raccordés aux besoins économiques du territoire. Les secteurs visés sont l’industrie, la transition énergétique, l’électrification, la décarbonation, la qualité de l’eau, l’ingénierie environnementale. Autrement dit, les métiers qui accompagneront la croissance des prochaines décennies.
Le Parcours d’accès spécifique santé (PASS) à la rentrée 2026
L’objectif est également de faciliter le développement de filières nouvelles et indispensables aux habitants de l’agglomération. Ainsi, à la rentrée 2026, la première année des études de santé doit arriver à La Roche-sur-Yon. Avec le Parcours d’accès spécifique santé (PASS), il s’agit d’une formation post-baccalauréat proposée par l’Université de Nantes en présentiel sur le site yonnais et en distanciel. Elle permettra d’intégrer en deuxième année des filières de santé comme médecine, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie par exemple.
Un ensemble d’actions concrètes
Cela suppose un écosystème. La Roche-sur-Yon l’a bien compris et mobilise chaque année 1,4 million d’euros pour la vie étudiante. Cette enveloppe irrigue un ensemble d’actions très concrètes :
- Des transports adaptés aux horaires et aux lieux fréquentés par les étudiants.
- Un service de santé étudiante à la Courtaisière, déployé par Nantes Université, où médecins, psychologues et infirmières reçoivent les jeunes, quel que soit leur établissement dans le territoire agglo-yonnais.
- L’épicerie solidaire Ma’Yonnaise épicerie, indispensable pour les étudiants vivant sous le seuil de pauvreté.
- Un travail de fond sur le logement étudiant, pour comprendre l’évolution des besoins, articuler l’offre avec les politiques locales de l’habitat et mobiliser les acteurs concernés.
- Un soutien opérationnel au CROUS pour maintenir les repas à 3,30 €, et 1 € pour les boursiers, via le Centre municipal de restauration, complété par une aide pour les étudiants éloignés du restaurant universitaire.
- La publication annuelle du « Guide de l’étudiant » et du « Guide des études supérieures », véritables outils d’orientation.
À l’horizon 2027, un chantier important pour la consolidation du campus viendra ancrer davantage cette transformation : la rénovation énergétique complète du Centre Universitaire de la Courtaisière et la construction d’un nouvel équipement sportif sur le site.
Aujourd’hui, parler de La Roche-sur-Yon comme d’une ville étudiante est une réalité observable, au quotidien, dans les rues, les bus, les bibliothèques, les résidences. Une réalité jeune, mouvante, qui porte en elle une ambition : faire de cette ville un territoire où l’on vient étudier, mais aussi où l’on reste, où l’on construit, où l’on invente.