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Mille voix pour un Musée, des œuvres dans toutes les langues
À partir du 22 mai, le Musée de La Roche-sur-Yon met en lumière la richesse des langues présentes sur le territoire. Les migrants accompagnés par l’association DÉFI* ont posé leur regard sur les œuvres des collections yonnaises.
« Moi, je veux commencer. » Samira se lève d’un bond. Pose le casque sur ses oreilles et s’installe face au micro. « Je suis Somalienne et j’ai choisi le tableau Les Phlox. Il représente une famille dans un jardin plein de fleurs. Il montre l’amour et la tendresse. » À la console, Sophie Pierre lève le pouce. Les mots de Samira se sont mués en ondes sur l’ordinateur de l’animatrice de Graffiti Radio.
Cet enregistrement, c’est l’ultime étape de Mille voix pour un musée. « Un projet qui met en valeur les langues étrangères présentes sur le territoire », souffle Fabrice Guédon, médiateur culturel du Musée de La Roche-sur-Yon. Kinan, Mohamed ou Akuar, migrants accompagnés par l’association DÉFI*, ont posé leur regard sur les œuvres des collections yonnaises. « Chaque participant a choisi un tableau, expose la bénévole Frédérique Vieljeuf. Il l’a décrit et a expliqué son ressenti. »
« Un dialogue plurilingue »
En français, Sacid laisse passer ses sentiments : « L’œuvre me rappelle mon enfance, quand je passais du temps tranquillement avec ma famille. » Il répète, dans sa langue natale. « Du 22 mai au 20 septembre, un QR code présent sur les cartels permettra d’écouter ce dialogue plurilingue », précise Fabrice.
Lyonel Bernard, directeur de Graffiti Radio, distille ses conseils : « Assis ou debout, l’important, c’est que vous soyez à l’aise. » Haïdar tourne les pages de son cahier : « Je suis arrivé en France début 2019 et j’habite La Roche-sur-Yon. » Le Soudanais a choisi L’Éxilée, clin d’œil a son histoire. « La femme regarde au loin et réfléchit. » Hatim, lui, n’hésite plus : « C’est parti ! » Sa description du portrait Napoléon est dans la boîte. Sacid, lui, a choisi de recommencer : « Je ne lis pas très vite. » En arabe, en afghan ou en azeri, les phrases s’envolent dans le musée. Bientôt, elles résonneront dans l’oreille des visiteurs.
* Découvrir échanger en français en situation interculturelle.
Collégiens et lycéens prêtent leurs voix
Les classes MAST (Mesure d’accompagnement scolaire temporaire) du lycée Rosa-Parks et UPE2A (Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) du collège Herriot participent au projet. Les premiers ont réalisé des pochoirs pour tracer leur « bonjour » et « bienvenue » dans leur langue maternelle sur les rebords des fenêtres de la galerie des portraits. Les seconds ont créé un Kamishibaï (théâtre de papier) à partir d’un tableau du musée yonnais, Les Poissonniers.