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Victoria Foucher, de La Roche aux Bleues

Volleyeuse professionnelle depuis une décennie, Victoria Foucher a honoré sa première sélection en équipe de France, en mai, à 31 ans. Après des expériences en Allemagne, Italie, Espagne et Pologne, la Landeronnaise, formée à La Roche VB, jouera à Chamalières à la rentrée.


Ça aurait pu être un (petit) bleu à l’âme. Une belle histoire flirtant avec le conte de fée. Juste un rendez-vous manqué. « Quand ma première convocation en équipe de France est tombée… » Victoria Foucher avait deux béquilles comme meilleures alliées. Elle avait 22 ans, portait le maillot de Marcq-en-Baroeul et sa deuxième saison de volleyeuse professionnelle venait de s’arrêter, la faute à une rupture des ligaments croisés. « Tout au long de ma carrière, j’ai pensé à ce maillot tricolore. Aujourd’hui, je le vis comme un magnifique bonus. »

La Landeronnaise a connu sa première sélection nationale face à la Hongrie, en mai dernier, à 31 ans. Dans la salle de Béziers, la pointue a vibré. « La Marseillaise, ouh là là… » La fin a cappella, les yeux embués de Mickael, son compagnon… « Rien que d’en parler, j’en ai des frissons. » Cette parenthèse bleue de trois semaines l’a convaincue. « Représenter son pays, c’est une toute autre dimension que jouer pour son club. Pour moi, mais surtout pour mes proches. Ils étaient tellement nombreux derrière les écrans. J’ai reçu tant de messages. »

La Roche, là où tout a commencé

Ses petits mots, Victoria Foucher les a ensuite transmis à ses coéquipières internationales en partance pour la Ligue des Nations. « Avec le sélectionneur, César Hernandez, le deal était clair. Après une saison très fatigante en Pologne, je souhaitais profiter d’un été chargé en événements familiaux. » Avant de préparer ses valises pour un nouveau challenge.

À la rentrée, la Vendéenne servira du côté de Chamalières. « Après des expériences en Allemagne, Espagne, Italie et donc en Pologne, je souhaitais rentrer en France. » Plus près de La Roche-sur-Yon, là où tout a commencé. « J’avais 14 ans et comme j’aimais bien copier ma grande sœur, je la suivais aux entraînements. Je suis tombée amoureuse du volley et il m’a choisie. » Depuis, elle ne rate pas une occasion de pousser la porte de la salle Mendès France. « J’aime revenir dans ce gymnase, jouer avec les jeunes du club, échanger… » Dans ces murs, elle a parlé de l’équipe de France, la veille d’enfiler, pour la première fois, le maillot frappé du coq.