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Artiste et lycéens colorent le tunnel du Plessis
L’artiste yonnaise Zailfana et des élèves du lycée Pierre-Mendès France réalisent une fresque sur le tunnel du Plessis, à La Roche-sur-Yon.
« C’est plus joli que ce que l’on voyait, ici, avant… » Dans le tunnel qui relie le château du Plessis et le Centre sports et loisirs, le passant au sac à dos est formel. La décoration naissante fait réagir habitants, lycéens, sportifs qui empruntent « le petit passage sous le pont. » Un sourire se dessine sur le visage de Zaiinab Louze. « Ils sont nombreux à passer par ici, souffle celle que le milieu artistique connaît sous le nom de Zailfana. Alors, si on peut offrir ça aux gens… »
Quand la Ville de La Roche-sur-Yon lui a proposé d’embellir le tunnel du Plessis, l’artiste n’a pas hésité à sortir ses pinceaux. « D’autant plus que le projet prévoyait d’associer les élèves du lycée voisin Pierre-Mendès France, où je suis assistante d’éducation. » Sa maquette crayonnée sous le bras, Zailfana a présenté sa « fresque végétale et lumineuse » aux Terminales en spécialité Arts plastiques.
« On n’a pas tous les jours l’occasion de dessiner sur les murs »
Li Mei a saisi l’opportunité. « Je voulais essayer de faire quelque chose de réaliste, avance-t-elle, tandis que l’aile d’un oiseau se déploie sous son pinceau. Aussi, c’est un bon entraînement sur un si grand format. » À ses côtés, Anaïs dompte les aspérités du mur : « Il faut jongler avec les creux, techniquement, c’est plus difficile. »
Chloé, elle, joue les équilibristes à l’entrée du tunnel. « C’est un atelier en plein-air ! Moi qui fais plutôt de l’art abstrait, ça me permet aussi de changer de style. » Et de donner vie à la grenouille et l’escargot, imprimés en exemple. Zailfana connaît déjà tous les contours : « Le travail des lycéens se fait sur trois mercredis après-midi. Entre leurs ateliers, je vais avancer de mon côté. »
Aux pieds de Léo et Naïa, les pots de peinture affichent les couleurs. « On n’a pas tous les jours l’occasion de dessiner sur les murs. C’est un chouette projet, à côté du lycée, en plus. » Pour Eden, c’est une occasion supplémentaire de s’exercer sur son sujet de prédilection : « Les papillons ! Cette fresque va venir nourrir mon portfolio et sera un plus pour Parcoursup. »
Zailfana met ses couleurs dans les quartiers yonnais
« J’ai mis ma patte à Saint-André d’Ornay, aux Forges, mais pas encore au Bourg. » L’œil rieur, Zaiinab Louze fait le tour de ses réalisations. Une joueuse de violon, des éléphants, un papillon, des cygnes se promènent désormais sur des murs yonnais. « J’ai commencé à peindre des fresques murales il y a trois ans, résume l’autodidacte. Des collectivités, des professionnels et même des particuliers me contactent. » Son inspiration, elle la tire « du vivant, des animaux notamment. Mais j’aime aussi représenter ce que l’on ne voit pas, l’âme… » Entre deux expositions, la jeune femme se plaît à affiner son street-art. « J’aime l’art urbain pour ce qu’il offre aux gens, qui ne sont pas forcément habitués à pousser la porte d’un musée… »